Début 2016, aux côtés d'un collectif de jeunes, David Molard Soriano crée l'Orchestre des Jeunes d'Île-de-France et en conduit depuis l’ambition artistique et culturelle. ​Ensemble, ils repoussent les formes habituelles du concert, inventant des thématiques inédites et développant la mise en valeur historique et artistique des oeuvres. ​Leurs productions sont notamment marquées par une version intégrale et mémorable de l'Oiseau de feu à 115 musiciens, de nombreux concerts salués par la critique, ainsi que la résidence du compositeur franco-libanais Bechara El-Khoury, qui a notamment vu la création sa seconde symphonie “Träume von Wien” le 24 octobre 2018 à l'UNESCO. 

Chef assistant de Paavo Järvi de 2014 à 2018, David a travaillé à ses côtés à l’Orchestre de Paris jusqu’en juin 2016. Il l’a par ailleurs assisté auprès de l’Estonian Festival Orchestra lors de plusieurs éditions du Pärnu Music Festival ainsi qu'aux BBC Proms 2018. Il a également assisté des chefs comme Fabien Gabel, Esa-Pekka Salonen et Gustavo Dudamel aux Rencontres Musicales d'Evian, auprès du Mahler Chamber Orchestra et du Sinfonia Grange au Lac.

 

En 2019, il a été nommé chef assistant de l'Orchestre national de France et a été reconduit à ce poste en 2020 lors de la nomination de Cristian Macelaru à la direction musicale ; il a ainsi l'opportunité de diriger l'ONF dans plusieurs programmes à vocation pédagogique dans des pièces maîtresses du répertoire, notamment pour l'édition 2021 de Viva l'Orchestra.

En décembre 2019, à Lille, il a participé avec Marina Bower, Jean-Claude Casadesus et Vadim Repin à l'élaboration d'une édition française du célèbre Festival Transsibérien, créé par Vadim Repin à Novossibirsk. Il a partagé la direction du Transsiberian Festival Youth Orchestra avec Jean-Claude Casadesus au Nouveau Siècle. 

Il a également rejoint l'équipe artistique du festival Musique à Beauregard pour y créer un orchestre à 1600 mètres d'altitude. Reportée en 2021, l'édition 2020 devait le voir en symphonique avec le pianiste Dmitry Masleev puis dans une nouvelle production scénique d'Eugène Onéguine.

Profondément attiré par les enjeux scéniques, il a d'ailleurs déjà dirigé Carmen et Dialogues des Carmélites en version de poche, Madama Butterfly en Bulgarie, une Traviata avec la troupe Opéra Eclaté en tournée à travers la France, et Le Nozze di Figaro au Festival Eva Ganizate (m.e.s. Daniel Slater). Son parcours l’amène également vers le théâtre musical – on lui a confié un Carnaval des animaux à l’Opéra de Limoges, et le conte Ali Baba de Damien Lehman à l’Opéra national de Lorraine.

En 2020/21, il sera l'invité de l'Orchestre national de Bretagne pour sept concerts, aux cotés d'Hugues Borsarello et de Fabien Boudot.

Ces dernières années, David a également dirigé l’Orchestre philharmonique du Liban à Beyrouth, l’Orchestre de chambre du Luxembourg, l'Orchestre de Saint-Etienne, ou encore la pré-ouverture d’un “Tribute to Rostropovich” avec Gustavo Dudamel aux Rencontres Musicales d'Evian.
Bouleversée par la pandémie de Covid-19, l'année 2020 aurait dû le voir de nouveau à Radio France, ainsi qu'à Bruxelles à la tête d'une nouvelle phalange, puis avec l'OJIF dans un concert choral Purcell-Pärt-Mozart. 

Ses concerts sont salués par la presse : « Tout l’art de Saint-Saëns, fabuleux maître coloriste, resplendit sous [sa] battue vivante et attentive au détail » (Alain Cochard) ; « Dans ces œuvres de Chostakovitch et de Schönberg, il fait preuve d’un remarquable travail de cohésion, d’un vrai sens de la narration, il sait imprimer une tension permanente : voici un nom à retenir, une carrière à suivre, à l’évidence » (Philippe Herlin). 

David a noué des liens très forts avec des musiciens issus de nombreuses phalanges européennes, mais également des solistes de la scène internationale : Patrick Messina, Nicolas Dautricourt, Thomas Ospital, Romain Leleu, Nathanaël Gouin, Paul Gaugler, le Trio Karénine...

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Né en 1989 à Nancy, David débute son parcours musical à la manécanterie des Petits Chanteurs de Sainte-Jeanne-d'Arc. Plus tard, il étudie la trompette, le piano, l’orgue et le trombone basse. Il entame des études de direction d’orchestre auprès de Stéphane Cardon au CRR de Toulouse, et fonde l’Orchestre Opus 31. Lauréat de la Fondation Zaleski, il obtient à l'unanimité quelques années plus tard le Diplôme Supérieur de direction d’orchestre de l’École Normale de Musique de Paris Alfred Cortot dans la classe de Dominique Rouits.

Il s’est perfectionné auprès de grands noms comme Neeme Järvi, Leonid Grin, Guennadi Rojdestvenski, Jorma Panula, Colin Metters ou Georges Prêtre, son premier mentor, puis a été invité à participer à l’académie internationale de direction d’orchestre de Toulouse menée par Tugan Sokhiev avec l’Orchestre national du Capitole.